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Pourquoi je mange sans faim le soir (et comment arrêter)

  • 28 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 mars

Tu te retrouves à vider le placard le soir sans vraiment avoir faim ? Ce n'est pas un manque de volonté. Camille Perriez, nutritionniste et sophro-analyste, t'explique ce qui se passe vraiment.


Eye-level view of a lush green garden with various plants

Il est 21h. Le dîner est terminé depuis une heure. Tu n'as pas faim tu le sais. Et pourtant tu ouvres le placard.

Pas pour manger. Plutôt pour... chercher quelque chose. Tu ne sais pas quoi exactement.

Si tu te reconnais dans cette scène, je veux que tu saches une chose : ce n'est pas de la gourmandise. Ce n'est pas un manque de volonté. C'est ton corps qui parle et il te parle d'autre chose que de nourriture.


Ce qui se passe vraiment le soir


La faim du soir, celle qui arrive sans prévenir alors que l'estomac est plein, c'est ce qu'on appelle la faim émotionnelle. Elle ne naît pas dans le ventre. Elle naît dans la tête, dans la gorge, dans cette zone floue entre la fatigue et le besoin d'être apaisée.

La journée a été longue. Tu as donné beaucoup. Tu t'es peu écoutée. Et le soir, quand tout se tait, ce que tu as mis de côté remonte.

La nourriture, dans ces moments-là, remplit momentanément ce vide. Elle distrait. Elle réconforte. Elle donne l'illusion de combler quelque chose jusqu'à ce que la culpabilité prenne le relais.


Les 3 déclencheurs les plus fréquents


Après des années à accompagner des femmes dans leur rapport à l'alimentation, j'ai identifié trois situations qui reviennent presque systématiquement :


La fatigue accumulée. Quand le corps est épuisé, il cherche une source d'énergie rapide. Le sucre et les glucides répondent à cet appel en quelques minutes. Ce n'est pas une faiblesse c'est de la biologie.


Le stress non digéré. Le cortisol, hormone du stress, stimule l'appétit en particulier pour les aliments gras et sucrés. Si ta journée a été chargée émotionnellement, ton cerveau cherche à se calmer par la récompense alimentaire.


L'ennui ou la solitude. Le soir, quand les distractions s'arrêtent, ce qui reste c'est toi. Et parfois, toi seule, ça fait peur. La nourriture occupe les mains, les pensées, le temps.


Ce que ce n'est PAS


Ce n'est pas un problème de régime. Ce n'est pas parce que tu n'as pas assez mangé à table. Ce n'est pas une question de calories à rééquilibrer.


C'est une question de lien avec toi-même.

Tant qu'on traite ce comportement comme un problème alimentaire, on passe à côté. On compte, on restreint, on se prive et on recommence la semaine suivante. Parce que la vraie cause, elle, n'a pas bougé.


Trois choses concrètes à essayer dès ce soir


Avant d'ouvrir le placard, pose-toi une seule question : de quoi j'ai besoin là, vraiment ? Pas ce que tu devrais vouloir. Ce dont tu as besoin. Parfois la réponse c'est du calme. Parfois c'est du contact. Parfois c'est juste de poser ton téléphone et de respirer deux minutes.


Crée un rituel de transition. Le passage de la journée au soir mérite un sas. Un bain, une tisane, dix minutes sans écran. Quelque chose qui dit à ton système nerveux : c'est fini, tu peux relâcher.


Mange suffisamment dans la journée. La restriction diurne est l'une des causes les plus sous-estimées des compulsions nocturnes. Si tu sautes le déjeuner ou que tu manges trop léger, ton corps se vengera le soir et il aura raison.


Et si c'était le point de départ ?


Ce que je t'ai décrit ici, c'est la surface. En dessous, il y a souvent une histoire plus ancienne avec ton corps, avec la nourriture, avec le fait de te permettre de prendre de la place.


C'est exactement ce qu'on travaille en séance — pas seulement ce que tu manges, mais pourquoi, comment, et ce que ça dit de toi.


Si tu sens que quelque chose résonne dans cet article, peut-être qu'il est temps qu'on se parle.

Réserver une séance découverte — 60 minutes pour faire le point, sans engagement.


Camille Perriez est nutritionniste conseil en pleine santé et sophro-analyste. Elle accompagne les femmes à retrouver un rapport apaisé à leur corps et à leur alimentation, à travers sa Méthode NME — Nutrition, Mouvement, Émotions.



 
 
 

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